Les thérapies manuelles

L’Etiopathie et l’Ostéopathie font partie de la famille des thérapies manuelles, prenant en charge les troubles fonctionnels courants ayant une origine mécanique.
« Cousines », elles présentent cependant des différences dans leur approche et leur méthode de soins.

L’Étiopathie

Précision et Innocuité sont les maîtres mots de l’Etiopathie.

Origine : fondée en Suisse au début des années 60 par Christian TREDANIEL (1934-2011)

Méthode : Le raisonnement étiopathie permet d’analyser et de remonter avec la plus grande précision à la cause mécanique articulaire, vasculaire ou abdominale de la douleur et ou de la gêne ressentie.

La palpation permet de confirmer la nature mécanique de l’inflammation qui en résulte et donne lieu à un traitement principalement par des manipulations articulaires ou abdominales douces directement sur la cause objectivée.

En pratique : L’Etiopathie se veut pragmatique et non-invasif. Elle n’interviendra uniquement que si cela s’avère nécessaire et non sans raison, sur des systèmes « sains », qui pourraient devenir douloureux suite à des manipulations inutiles.

Parfois surprenantes, les techniques articulaires, appliquées avec précision et douceur, sont indolores, sûres et applicables à tout âge.

En résumé : En remontant et agissant directement sur la cause de la douleur par des techniques de manipulations articulaires, l’Etiopathie offre une thérapeutique précise et efficace apportant un soulagement rapide et durable.

L’Ostéopathie

L’individu est un tout et doit être pris en charge dans sa globalité.

Origine : fondée aux USA par Andrew Taylor Still à la fin du XIXe siècle.

Méthode : La méthode ostéopathique se base sur un contrôle rigoureux de l’appareil musculo-squelettique (articulations, muscles et fascias) et viscéral (organes) afin d’objectiver toute restriction de mobilité entraînant une désharmonisation de l’ensemble, cause possible de douleurs et de gènes. Elle procède ensuite à la suppression de ces restrictions par des techniques de mobilisations tissulaires, articulaires ou abdominales.

En pratique : L’ Ostéopathie se veut globale. Cela permet de n’exclure aucun trouble fonctionnel mais peut présenter l’inconvénient de solliciter des systèmes fragiles. Cependant, appliquées avec précision et justesse, les techniques de mobilisation tissulaire sont une bonne alternative voir complémentaires aux manipulations articulaires lorsque ces dernières ne peuvent être appliquées.

En résumé : En intervenant principalement par des techniques de mobilisation tissulaire, l’Ostéopathie permet d’intervenir indirectement et sans contraintes sur l’ensemble des troubles fonctionnels objectivés lors de la séance.

Thérapie manuelles et Médecine

Elles sont dites « alternatives » ou « douces » et ne font pas parties des professions médicales. À ce jour, les thérapies manuelles, bien qu’exercées ou conseillées par des médecins, ne sont pas reconnues par l’Académie Nationale de Médecine. C’est pourquoi les praticiens, très majoritairement non-médecins, ne peuvent délivrer un arrêt maladie ou prescrire une ordonnance pour des examens complémentaires.

Elles ne donnent pas non plus le droit à une prise en charge par la sécurité sociale. Cependant la majorité des mutuelles proposent une prise en charge partielle voir totale de votre séance. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre mutuelle !

Questions/réponses autour d’une consultation

Adultes, enfants, nourrissons, personnes âgées, sportifs ou sédentaires ? Chaque individu est unique et répond à un traitement qui lui est propre.

Sauf contre-indication médicale, tout le monde pour consulter. Votre praticien s’adapte et propose à chaque individu une prise en charge sur-mesure en adéquation avec son âge, ses antécédents médicaux, ses activités professionnelles et sportives.

C’est pourquoi, en début de séance, une analyse approfondie de votre état de santé actuel ainsi que de votre motif de consultation permettra de déterminer si vous pouvez être pris en charge en cabinet. Dans le cas contraire, votre praticien vous redirigera vers l’acteur de santé le plus apte à répondre à votre demande.

Votre praticien peut intervenir :

 

  • En Prévention : Il est possible de consulter une à deux fois par an maximum pour faire un contrôle mécanique global. Cela permettra surtout d’améliorer votre état général et éventuellement vos performances si vous êtes sportifs. À noter qu’une bonne hygiène de vie sera votre meilleur allié et réduira nos interventions qui se veulent surtout curatives.

 

  • Lorsque la douleur est aiguée : Si une douleur apparaît suite à un « faux mouvement » ou un effort physique inabituel ou après être resté dans une position inconfortable, vous souffrez certainement d’un trouble fonctionnel pouvant être pris en charge en cabinet. À noter qu’il vous sera toujours vivement recommandé de consulter votre médecin traitant en première intention.

 

  • Lorsque la douleur est chronique : Si une douleur persiste malgré les traitements médicaux classiques, il se peut que le problème soit d’ordre fonctionnel et relève d’un traitement mécanique.

 

  • En convalescence post-opératoire ou traumatique, afin d’optimiser la récupération ou en complément d’un suivi en kinésithérapie. À noter qu’un délai minimum avant d’intervenir ainsi qu’un avis médical vous sera demandé.
Une ordonnance de la part de votre médecin n’est pas obligatoire bien qu’un avis médical soit toujours souhaitable avant de venir consulter.

 En cas de doute sur vos douleurs, il est recommandé de consulter sans délais son médecin traitant ou les urgences (numéro 15) en première intention avant de prendre rendez-vous dans nos cabinets.

Quels sont les motifs fréquents de consultation ?

Les thérapies manuelles agissent rapidement et en peu de séances (généralement 1 à 6 séances suffisent) sur de nombreuses pathologies courantes qui affectent notre vie quotidienne. Ayant une action mécanique, leur champ d’action se limite donc aux troubles fonctionnels bénins (sans lésion observable).

  • Troubles de l'appareil locomoteur : Entorses, foulures, tendinites (épicondylite, épitrochléites, tendinite de de Quiévrain), canal carpien, canal tarsien, douleurs articulaires, pubalgie, douleur de bassin, épines calcanéennes, douleurs de la mâchoire, algoneurodytrophie…

 

  • Troubles d'origine vertébrale : Lombalgie, Dorsalgie et cervicalgie qui peuvent se compliquer en névralgie : sciatique, cruralgie, névralgie d’Arnold, névralgie cervico-brachiale, douleur intercostale, torticolis, lumbago…

 

  • Troubles O.R.L. : Sinusites, rhinites et rhinopharyngites chroniques, rhume des foins, vertiges bénins paroxystiques...

 

  • Troubles digestifs : Ballonnements, digestion lente, reflux gastro-œsophagiens (hernies hiatales), colopathies fonctionnelles (constipations, diarrhées), troubles hépatobiliaires, spasmes, hémorroïdes…

 

  • Troubles urinaires : cystites, incontinences à l’effort…

 

  • Troubles circulatoires : Palpitations, oppressions thoraciques sans cause cardiaque décelée, jambes lourdes, syndrome de Raynaud...

 

  • Troubles généraux : Migraines, céphalées, insomnie ou anxiété sans cause identifiable, zona, fatigue passagère, arthrose débutante…
Des traitements spécifiques sont également adaptés aux :
  • Nourrisson : Coliques, torticolis congénital, plagiocéphalie récente, constipations etc.
  • Enfant : Otites et angines chroniques, maladie de Sévère ou d’Osgood-Schlater sans complication, énurésie, etc.
  • Sportif : Syndrome de l’essui-glace, tendinite du moyen fessier, du tendon d’Achille, etc.
  • Femme : Douleurs menstruelles, règles abondantes, dysparenie, fibromes, infertilité sans cause observable, pathologies bénignes de la grossesses (nausées, sciatiques, préparation physique à l’accouchement), troubles de la ménaupose, etc.
  • Sénior : incontinence, trouble de la miction chez l’homme (prostate), descente d’organe en stade précoce, etc.

Les thérapies manuelles ne peuvent agir sur les urgences médico-chirurgicales, lésions tissulaires évoluées (fractures, cicatrices importantes, lésions post-opératoires ou traumatiques, ect), les cancers ainsi que les maladies dégénératives (maladie d’Alzheimer, sclérose en plaque, maladie de Parkinson, etc.).